Lujine

Chez un Autre

Mardi 2 février 2010 à 15:48

Ceci n'est pas un texte, juste une annonce, le déménagement s'est achevé, j'ai de nouveau le net et je me remets de mes émotions graçe à deux belles semaines de ce que l'on nomme les congés payés.

Bob, vit toujours, et votre serviteur touche du doigt l'entropie des bonheurs. 

Quelques informations que je tiens à partager, le bonheur ca a un gout de navette, c'est doux comme des cheveux frisés, ca sonne comme le rire d'une amie qui dessoude du zombie à coup de headshoot, c'est le paysage de sa fenêtre sous la pluie la nuit, c'est d'être assis dans un bon fauteuil bleu en écoutant Ben l'oncle soul et en vous écrivant.

J'ai rêvé d'un chaton né d'une mère stérile,
D'un bébé enseveli sous un champ de blé.
Si tu t'offre à moi beauté à l'âme fertile
Je te donnerais de vivre jusqu'à la fin de tes jours


Publié par Lujine

Mardi 3 novembre 2009 à 21:30

Cette nuit mon travail s'achève
Plus qu'un dernier rêve à écrire 
Et ça en sera fini de souffrir
Mon âme aura gagné la grève

Je vous avez confié mes espoirs
J'ai osé croire vos jolis mots 
Le jour ne viendra plus après ce soir
La nuit à jamais séchera mes sanglots

Au jour de ma mort la faucheuse
Me mena à ma nouvelle demeure
Une chambre étouffante de chaleur
Puant les douleurs honteuses

La chambre des rêves oubliés
Situé dans un beau quartier 
Et moi sur le bureau affalé 
J'ai passé des siècles entiers

A écrire mots après mot les rêves
Que l'on a abandonné pour ne pas mourir
Que l'on a oublié et laisser pourrir
Pour leur offrir une dernière trêve

La plume laisse des lettres de sang 
Estompant chaque espoir même le plus beau
Me laissant seul avec un espace blanc 
Le poids de leur oublis pèse sur mes os

Je couche tes sourires de râleuses
Je laisse là nos corps en sueurs
S'efface nos plus belles heures
Et tes gestes tendres de danseuses 

Dieu comme promis je t'ai tout rendu
C'est moi que je t'ai abandonné
Alors crois en moi comme convenu
Cela fait longtemps que moi j'ai cessé

Publié par Lujine

Mercredi 9 septembre 2009 à 12:00

Je suis dans vos univers l'inconvenant ,http://lujine.cowblog.fr/images/vignirlande20059444.jpg
Avec vos promesses d'amour pour la vie
Je vais rimer vos petits coups d'une nuit
Mal éduqué, je suis devenu gênant.


J'écrirais de nous tous ce qu'il y a de pire,
Pour quel est celle qui osera sourire
Qui me montrera ses crocs de vampire
Et qu'elle aime cet air qui m'inspire.


Elle m'a tant donné gout à dépérir
Que l'évocation seul de son souvenir
Même son prénom suffit à me faire jouir
Qu'elle est celle qui osera en rire ?


Quant enfin vous me haïrez tellement
Qu'il ne restera plus qu'elle qui me sourit
Je saurais enfin à quoi tout ça a servi
Redevenir enfin, amant, aimant et vivant

Publié par Lujine

Lundi 31 août 2009 à 23:59

Le visage vers le ciel, le cul entre deux tuiles
Quatre étage d'altitude, sous mes pieds la ville
Pas d'idées noires, juste la triste réalité
je ne veux pas mourir, je veux juste sauter.

Trop peu d'étoiles, lampadaires et pollution
Dessine les cadavres de mes vieux compagnons
Cri de rage étouffé par le silence des villes
Les mots qu'on entend jamais sur la vie qui défile

Je voudrais encore cinq secondes de liberté
Au fond de ses yeux, au sommet de ma chute
Peu importe le moyen, peu importe le but
Trouver le courage de défier l'amour et la gravité

Accepter chaque jours et nuits éveillés
De transformer chaque inconnues en reine
De s'ouvrir au regard d'une sirène
De se risquer encore une fois à sauter.

Publié par Lujine

Mercredi 1er juillet 2009 à 0:08

http://lujine.cowblog.fr/images/kalina05.jpgAu début l'on m'as fais croire au père noël, et à la petite souris, le jour de Pâques c'était des cloches et un lapin ... Ceci aurait du me mettre la puce à l'oreille mais il était si simple de croire.

Croire en tout ça, et à l'ombre du mimosa je profitais des premières années de ma vie entouré d'amour inconditionnel allongé sous un soleil de rêve.

Un jour certain me parlèrent de dieu, mais je pense que je ne souhaitais pas remettre ma vie et mes rêves entre les mains d'une seule entité dont les gens ne pouvaient pas réellement me parlé. Si on était déjà flou sur mes questions à propos du père Noël, on pouvait le vice à me demander de juste croire, sans la moindre preuve.

Les autres créatures mythologiques de mon enfance avait au moins le bon goût de me laisser des voitures en plastiques, des chocolat en promo ou des pièces de 5 francs pour que je ne doute pas d'elle. Mais croire pour juste avoir moins peur de finir en enfer ? Alors j'ai choisi de ne pas croire à l'enfer, pour que ma petite vie y ressemble moins.


Le mimosa vieillissait, et moi avec, je ne jouais plus vraiment avec mes voitures en plastiques, les ayant troqué contre les l'Illiade et l'Oddysée, et les paroles que mon grand père chantait en jouant de la guitare. Alors Charybde et Scylla, Hector, Hélène, la ville de Troie et son cheval entrèrent sans hésiter dans ma vie, puis la curiosité me poussa à faire de la place à Zeus, et sa clique, aux muses et aux autres satyres. Mais pour cela je dut abandonner à jamais mon père Noël et ses lutins.

Je me mis alors à choisir de ne pas éviter la pluie mais plutôt de danser dessous.

 Les années passèrent, et le mimosa aussi, il ne resta plus beaucoup d'ombre, et le soleil n'était plus qu'une immense boule de feu dans le néant lorsque dans la chambre de mon appartement je découvris les elfes et les nains de Tolkien, et le temps à peine de les accepter, que la télé s'illumina de spider-man et autre Sangoku.

Au milieu de tout ce beau monde, je lisais les vieux recueils de Baudelaire, Apollinaire, Rimbaud et Aragon. Apprenant tour à tour l'amour, la justice et la bonté dans leur lignes superbes espérant au fond de moi un jour égaler leur justesse.

 Mon univers grandissait sans cesse, et hormis Jésus et St Nicolas vieillissant dans le placard à balai, tout les autres s'égayait dans les prairies de mes rêves. Gremlins et Sos fantômes m'apportèrent en bonus leur lot de créatures idiotes et faussement effrayantes que je chérissais.

 Dans mes nuits je rêve encore qu'un homme des cavernes immortalise au charbon la fraicheur des seins d'une muse nommée Elsa éternellement âgée de vingt ans, je rêve que les tribunaux de la Grèce antique furent de vrai lieu de justice. J'imagine que des seigneurs furent bon pour leurs peuples. Et j'espère encore parfois que Nessy et le Yéti se retrouvent en secret pour faire des barbecues.

 Je suis même presque sur que les extraterrestres regardent tout ça en se marrant.

 Mais le réveil me rappelle que mes muses sont usées et vieillissent en bronzant sous un soleil cancérigène, je ne danse plus sous la pluie parce que je ne peux plus danser à cause de mes genoux. J'ai découvert l'injustice de la vie, et que la bonté des gens se limitait à l'espoir d'un retour égal ou supérieur. Et mes muses qui se prélassent couverte de crème solaire ont même démontré avec une exactitude scientifique que l'amour était une simple erreur de calcul.

 Et même si je n'y crois plus, je tente d'être bon et juste, j'aime toujours toute celle que j'ai tenu dans mes bras.

Et je tente même de ne pas trop polluer les lacs et montagnes pour qu'un rêve de loch ness, ou de yéti puissent y survivre. Qu'un jour mes enfants puissent y croire, et qu'a l'aube de ma mort la douleur m'emporte vers un lieu ou nessy papote avec Socrate et ou une Augustine aux fesses magnifiquement galbé partagent une pizza avec un yéti au milieu de dragons, et de personnages de contes de fées syndiqués. Et ou je l'espère un Dieu me dira en riant, un Gremlins sur l'épaule, que de toute manière lui non plus ne croyait pas en moi.

 


Publié par Lujine

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